En quête du laboratoire

Après la mort de Dauvillier en 1979, son bureau et son laboratoire sont vidés de leur contenu pour que de jeunes chercheurs puissent s'y installer. Ses archives, sa bibliothèque et ses instruments scientifiques, ainsi des objets et documents personnels sont entreposés en vrac dans le baraquement en bois des rayons cosmiques à Bagnères-de-Bigorre. Des héritiers se manifestent au bout de quelques années pour prendre ce qui leur revient de droit.

La première étape pour sauver de l'oubli l'oeuvre de ce scientifique est la sauvegarde et l'inventaire de ses archives papier par un emploi-jeune de l'Observatoire Midi-Pyrénées (OMP) en 2000.

La même année, Jacques Barrat vient à l'OMP en quête de documentation pour un mémoire de Diplôme d'Études Approfondies d’épistémologie et d’histoire des sciences et techniques, qu'il soutient en 2001 sous le titre : « A. Dauvillier, un physicien et un astronome face au problème des origines de la vie ».

L'étape décisive pour cette sauvegarde est le stage diplômant de Master Pro Archives et Images de Marianne Brunet de Courssou. Ce stage commence au printemps 2013 et se poursuit jusqu'à la fin de l'année, bien au-delà de la fin du stage. La stagiaire a l'assistance d'Anne-Claire Jolivet et Sandrine Tomezak du Service de Diffusion de la Culture des Sciences et Techniques (DCST) de l’Université de Toulouse et d'Yves Meyerfeld, Jacques Cadaugade, Francis Beigbeder et Emmanuel Davoust, membres de la commission du patrimoine de l'OMP.

Après plusieurs campagnes de récolement à Bagnères, Tarbes et Toulouse, l'ensemble du fonds (archives papier, livres, instruments et photographies) est classé, inventorié et reconditionné. Les archives papier sont dépouillées pour en extraire des informations permettant de cerner la personnalité de Dauvillier. Les instruments font l'objet d'une restauration succincte, dépoussiérage et nettoyage, et d'un inventaire photographique.  Les plaques et tirages photographiques sont numérisés.

Les difficultés pour traiter ce fond ne manquent pas. Un plan de classement des archives scientifiques manque; les Archives de France fournissent un canevas qui est adapté au cas particulier de Dauvillier. L'identification, le rôle et le fonctionnement de certains instruments nécessitent des recherches approfondies dans les publications de Dauvillier et dans la littérature scientifique, qui n'ont pas toutes abouti; pour d'autres instruments, l'appartenance à Dauvillier est en doute. L'identification des photographies du Groenland nécessite l'aide de géophysiciens ayant fait des séjours polaires.

Plusieurs rencontres avec les Archives Départementales des Hautes-Pyrénées aboutissent à un accord pour le versement de l'ensemble du fonds Dauvillier dans ce service, avec un stockage provisoire des instruments dans les bâtiments de l'OMP à Bagnères.

La présente exposition constitue une première réalisation de la valorisation du fonds. Le thème des aurores boréales a été identifié comme pouvant faire l'objet d'une exposition virtuelle à part, intitulée "la fabrique des aurores".

D'autres produits sont prévus, comme une exposition photographique qui sera exposée à la bibliothèque de l'OMP et celle de l'Université Paul Sabatier.

 

En quête du laboratoire

Après la mort de Dauvillier en 1979, son bureau et son laboratoire sont vidés de leur contenu pour que de jeunes chercheurs puissent s'y installer. Ses archives, sa bibliothèque et ses instruments scientifiques, ainsi des objets et documents personnels sont entreposés en vrac dans le baraquement en bois des rayons cosmiques à Bagnères-de-Bigorre. Des héritiers se manifestent au bout de quelques années pour prendre ce qui leur revient de droit.

La première étape pour sauver de l'oubli l'oeuvre de ce scientifique est la sauvegarde et l'inventaire de ses archives papier par un emploi-jeune de l'Observatoire Midi-Pyrénées (OMP) en 2000.

La même année, Jacques Barrat vient à l'OMP en quête de documentation pour un mémoire de Diplôme d'Études Approfondies d’épistémologie et d’histoire des sciences et techniques, qu'il soutient en 2001 sous le titre : « A. Dauvillier, un physicien et un astronome face au problème des origines de la vie ».

L'étape décisive pour cette sauvegarde est le stage diplômant de Master Pro Archives et Images de Marianne Brunet de Courssou. Ce stage commence au printemps 2013 et se poursuit jusqu'à la fin de l'année, bien au-delà de la fin du stage. La stagiaire a l'assistance d'Anne-Claire Jolivet et Sandrine Tomezak du Service de Diffusion de la Culture des Sciences et Techniques (DCST) de l’Université de Toulouse et d'Yves Meyerfeld, Jacques Cadaugade, Francis Beigbeder et Emmanuel Davoust, membres de la commission du patrimoine de l'OMP.

Après plusieurs campagnes de récolement à Bagnères, Tarbes et Toulouse, l'ensemble du fonds (archives papier, livres, instruments et photographies) est classé, inventorié et reconditionné. Les archives papier sont dépouillées pour en extraire des informations permettant de cerner la personnalité de Dauvillier. Les instruments font l'objet d'une restauration succincte, dépoussiérage et nettoyage, et d'un inventaire photographique.  Les plaques et tirages photographiques sont numérisés.

Les difficultés pour traiter ce fond ne manquent pas. Un plan de classement des archives scientifiques manque; les Archives de France fournissent un canevas qui est adapté au cas particulier de Dauvillier. L'identification, le rôle et le fonctionnement de certains instruments nécessitent des recherches approfondies dans les publications de Dauvillier et dans la littérature scientifique, qui n'ont pas toutes abouti; pour d'autres instruments, l'appartenance à Dauvillier est en doute. L'identification des photographies du Groenland nécessite l'aide de géophysiciens ayant fait des séjours polaires.

Plusieurs rencontres avec les Archives Départementales des Hautes-Pyrénées aboutissent à un accord pour le versement de l'ensemble du fonds Dauvillier dans ce service, avec un stockage provisoire des instruments dans les bâtiments de l'OMP à Bagnères.

La présente exposition constitue une première réalisation de la valorisation du fonds. Le thème des aurores boréales a été identifié comme pouvant faire l'objet d'une exposition virtuelle à part, intitulée "la fabrique des aurores".

 

D'autres produits sont prévus, comme une exposition photographique qui sera exposée à la bibliothèque de l'OMP et celle de l'Université Paul Sabatier.